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Adapter sa pratique en cas de blessure

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Adapter sa pratique en cas de blessure

Il nous est arrivé à tous – et il nous arrivera encore – de nous blesser : un choc, une chute ou un mouvement répété de nombreuses fois avec un placement inadapté (course à pied, tennis, natation… ou yoga !).
En tant qu’enseignants, les élèves nous demandent souvent que faire en cas de blessure. Nous avons donc résumé en quelques points nos conseils pratiques :
1. IDENTIFIER CLAIREMENT LA NATURE DE SA BLESSURE. Il est essentiel de ne pas s’arrêter à la sensation de douleur mais de chercher à comprendre précisément la nature de la blessure à l’origine de la douleur (tendinite, lésion musculaire, entorse ligamentaire, atteinte du cartilage…). Un diagnostic médical (avec éventuellement une imagerie médicale) est souvent nécessaire pour identifier clairement sa blessure. C’est le premier conseil que nous donnons à tous nos élèves.
2. NE PAS S’IDENTIFIER A SA BLESSURE. Une fois la blessure identifiée, il est essentiel de ne pas la «dramatiser» : accepter les limites liées à la blessure mais reconnaître aussi tous les mouvements que la blessure n’impacte pas. Par exemple, si on a une tendinite à l’épaule, comprendre clairement les mouvements qui sont limités (par exemple la flexion ou la rotation interne de l’épaule) et les mouvements qui ne sont impactés par la blessure (par exemple l’extension et la rotation externe de l’épaule). La plupart des blessures concernent une seule articulation / un seul muscle. Et pour une articulation donnée / un muscle donné, il est très rare que la blessure impacte tous les mouvements de l’articulation (flexion, extension, rotation, adduction, abduction).
3. MAINTENIR SA PRATIQUE. Quand on est blessé (et en particulier si la blessure est liée à la pratique du yoga), on se dit souvent que l’on a besoin de «repos», de faire une pause. Ce n’est pas notre conseil : si l’on est un pratiquant régulier et assidu, une interruption brutale de la pratique ajoute à l’impact de la blessure une « chute » du moral quasi assurée ! Il faut donc maintenir une pratique régulière.
4. ADAPTER SA PRATIQUE. Autant il convient de maintenir une pratique, autant il serait totalement imprudent de ne pas adapter sa pratique, pour tenir compte de sa blessure. Il n’y a rien de pire que de faire « comme si » on n’était pas blessé, en espérant que les choses rentrent dans l’ordre d’elles-mêmes. En fonction des mouvements qui sont impactés par la blessure, soit on évitera complètement ces mouvements (par exemple, en cas de blessure à l’épaule, on pourra faire les postures debout avec les mains sur les hanches), soit on les adaptera (en réduisant l’amplitude du mouvement). On pourra aussi demander conseil à son enseignant pour une pratique visant à accélérer le rétablissement (par exemple, avec un programme de postures qui renforcent les tendons lésés ou qui stabilisent une articulation trop mobile).
5. EN CAS DE BLESSURE LIEE AU YOGA, il faut prendre le temps d’en discuter avec son enseignant et de comprendre les placements à adapter. Aucune posture de yoga ne doit faire mal ou blesser. Il faut parfois, selon sa morphologie, son degré de souplesse, son tonus musculaire, adapter la posture pour profiter de ses bienfaits sans risque de blessure. Et il faut aussi souvent compléter sa pratique avec un programme personnalisé et adapté, à base d’exercices d’assouplissement et/ou de renforcement.
Voilà ! Quelques conseils simples et pratiques que nous voulions partager avec vous.
Bonne pratique à tous !

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